Après la pose d’une prothèse totale de hanche (PTH), la phase post-opératoire est déterminante pour assurer une bonne cicatrisation, éviter les complications et retrouver une autonomie durable.
Chez la personne âgée, le respect de certains mouvements à éviter pendant les premières semaines est essentiel, en particulier pour prévenir le risque de luxation de la prothèse.
Pourquoi certains mouvements sont-ils interdits après une PTH ?
Après l’intervention, les muscles et les tissus autour de la hanche sont fragilisés.
Même si la prothèse est solide, les structures stabilisatrices ne sont pas encore totalement fonctionnelles.
Les études montrent que le risque de luxation est maximal durant les 6 à 12 premières semaines, période pendant laquelle les précautions doivent être strictement respectées, surtout chez les seniors (faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre, sarcopénie).
Les 3 mouvements principaux à éviter après une PTH
Éviter de :
- s’asseoir sur des fauteuils trop bas,
- se pencher en avant pour ramasser un objet,
- se pencher pour enfiler chaussettes ou chaussures.
Éviter de :
- croiser les jambes assis ou allongé,
- dormir sur le côté sans coussin entre les genoux.
Éviter de :
- pivoter sur la jambe opérée,
- tourner le pied vers l’intérieur en position assise ou debout,
- se retourner brusquement.
Les mouvements à risque dans la vie quotidienne
Certaines situations du quotidien sont particulièrement à risque chez les personnes âgées :
- S’asseoir et se relever des WC trop bas
- Se lever du lit en pivotant trop vite
- Mettre ses chaussettes sans aide technique
- S’asseoir dans un canapé mou
- Se tourner trop rapidement
Combien de temps faut-il respecter ces précautions ?
- 6 semaines minimum de précautions strictes
- parfois jusqu’à 3 mois chez la personne âgée ou fragile
Le respect de ces règles est encore plus important en cas de faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre, antécédents de chute ou chirurgie par voie postérieure.
Le rôle clé de la kinésithérapie à domicile après PTH
La kinésithérapie post-PTH ne se limite pas à la marche.
Elle permet de :
- apprendre les bons gestes sécurisés,
- renforcer les muscles stabilisateurs de la hanche,
- travailler les transferts (assis-debout, lit-chaise),
- prévenir les chutes,
- adapter l’environnement du domicile.
À domicile, j’observe les situations réelles de la vie quotidienne, ce qui est particulièrement pertinent chez les seniors.
Attention aux idées reçues
Je vous accompagne après votre chirurgie pour une récupération sécurisée, progressive et adaptée à votre domicile, avec un objectif clair : retrouver autonomie et confiance sans prendre de risque.

